Dans certains dossiers de protection de l’enfance ou de poursuites pénales pour maltraitance, l’accusation repose largement sur des expertises médicales concluant à un syndrome du bébé secoué ou à des lésions interprétées comme des signes de violences (fractures, hématomes, lésions intracrâniennes).
Ces expertises reposent parfois sur un raisonnement par exclusion : en l’absence d’explication médicale identifiée, certaines lésions peuvent être interprétées comme la conséquence nécessaire d’un geste violent. Or, ce raisonnement peut conduire à des conclusions contestables lorsque les éléments médicaux sont discutables, incomplets ou insuffisamment confrontés à d’autres hypothèses diagnostiques.
Dans ces situations, l’expertise médicale ne peut être considérée comme une vérité incontestable. Elle doit pouvoir être analysée, discutée et, si nécessaire, contredite dans le cadre d’un débat contradictoire.
Le Cabinet Marchal Avocats intervient régulièrement dans des dossiers où des parents sont mis en cause à la suite d’un diagnostic de syndrome du bébé secoué ou de lésions interprétées comme des signes de maltraitance. Le travail de défense consiste alors à examiner attentivement les expertises produites, à en analyser la méthodologie, à confronter les conclusions médicales aux données scientifiques disponibles et, lorsque cela est nécessaire, à solliciter des avis médicaux indépendants.
L’objectif est de permettre un examen rigoureux du dossier, afin que des conclusions médicales discutables ne conduisent pas, à elles seules, à des accusations de maltraitance, à un placement d’enfant ou à des poursuites pénales.


Une expertise médicale n’est jamais intangible. En procédure pénale, elle constitue un élément de preuve parmi d’autres, qui doit pouvoir être discuté et confronté contradictoirement.
Le Code de procédure pénale prévoit d’ailleurs plusieurs mécanismes permettant d’examiner de manière critique les conclusions d’un expert.
L’article 161-1 du Code de procédure pénale permet notamment aux parties de présenter des observations, de demander des actes complémentaires ou de formuler des questions à l’expert au cours de l’instruction.
L’article 167 du Code de procédure pénale permet quant à lui de solliciter un complément d’expertise ou une nouvelle expertise lorsque les conclusions rendues apparaissent discutables ou insuffisamment étayées.
Ces garanties procédurales sont essentielles dans les dossiers reposant largement sur une interprétation médicale, notamment en matière de suspicion de maltraitance infantile (fractures, hématomes, lésions intracrâniennes, diagnostic de syndrome du bébé secoué).
Une expertise peut en effet devenir contestable lorsque :
Lorsqu’une accusation de maltraitance repose sur une expertise médicale, celle-ci peut avoir une influence déterminante sur la procédure, qu’il s’agisse d’un placement d’enfant ou de poursuites pénales. Elle doit toutefois pouvoir être discutée dans le respect du contradictoire et des droits de la défense.
L’intervention de l’avocat consiste notamment à :
Le Cabinet Marchal Avocats examine attentivement les expertises produites et engage les démarches nécessaires afin que les conclusions médicales puissent être réellement discutées devant les juridictions concernées.
Cette vigilance est essentielle lorsque l’expertise médicale sert de fondement à une mesure de placement, une restriction des droits parentaux ou des poursuites pénales.
En matière d’assistance éducative, l’expertise médicale ne remplace pas l’appréciation globale de la situation par le juge. Le juge des enfants doit apprécier la situation dans son ensemble, en tenant compte de l’appréciation de l’élément de danger, de l’évolution du contexte familial, des éléments médicaux actualisés et des alternatives prévues par la loi.
Une expertise médicale contestable peut ainsi justifier un réexamen de la mesure en cours, un aménagement du placement et la mise en place de mesures éducatives moins contraignantes.
Le Cabinet Marchal Avocats veille à ce que l’expertise médicale soit replacée dans son rôle exact : un élément d’appréciation soumis au débat contradictoire, et non le seul fondement d’une
décision de placement ou de restriction des droits parentaux.
Bon à savoir : Toute expertise doit être réalisée dans le respect du principe du contradictoire. Les parents peuvent discuter les conclusions de l’expert et demander une nouvelle expertise si cela est nécessaire.
Expertise médicale contestable à Marseille
Implanté à Paris 6, le Cabinet Marchal Avocats intervient également sur l’ensemble du territoire national pour accompagner les familles confrontées à une expertise médicale contestable. Le cabinet analyse chaque dossier avec rigueur et accompagne les familles dans des situations souvent difficiles.
Un premier échange avec vos avocates permet d’analyser la situation, d’examiner les expertises médicales en cause et d’identifier les démarches juridiques susceptibles d’être engagées.
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